Soutien à la Maison Benoît Labre : L’AIDQ solidaire

Soutien à la Maison Benoît Labre : L’AIDQ solidaire

Le 15 septembre dernier, une partie de l’équipe de l’AIDQ s’est jointe à la mobilisation organisée par le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM). Ce rassemblement visait à offrir une chaîne de solidarité envers la Maison Benoît Labre et faire le rappel que : l'action communautaire, la réduction des méfaits, le logement et la dignité sont des droits pour tou·tes.

L'AIDQ tient d'ailleurs à remercier chaleureusement le RAPSIM pour l'organisation de cet événement crucial, ainsi que l'ensemble des organisations partenaires présentes sur place (GRIP, L'Itinéraire, Spectre de Rue, PROFAN, Dopamine, CÉDA ...).

Revivez ce rassemblement à travers nos photos


Un appel à la responsabilité partagée

Alors que des voix s’élèvent pour demander la fermeture de ressources indispensables, l’AIDQ refuse que les organismes de première ligne et les personnes accompagnées servent de boucs émissaires face à une crise sociale et de santé publique d’une telle ampleur.

Lors de ce rassemblement, notre directrice générale, Sandhia Vadlamudy, a pris la parole pour rappeler le rôle essentiel des organismes sur le terrain :

« Les organismes communautaires en itinérance, santé mentale et dépendance sont des espaces d'accueil, de prévention, de soins et d'accompagnement. Ce sont aussi des portes d'entrée vers le réseau de la santé et des services sociaux [...] Ils font partie de notre filet de sécurité collective, ils sont précieux et contribuent chaque jour depuis des décennies à rendre nos quartiers plus accueillants et à offrir un quotidien empreint de dignité. »

Face à la pression croissante que subissent les équipes, elle a souligné que la réponse à cette crise globale ne peut reposer uniquement sur les épaules du communautaire :

« La cohabitation ne peut reposer sur la stigmatisation, l'exclusion ou le déplacement des personnes. Elle doit être fondée sur le dialogue et la responsabilité partagée. Municipalités, services de santé, services policiers, organismes communautaires et citoyen·ne·s doivent pouvoir travailler ensemble pour que des solutions adaptées soient déterminées [...] Le milieu communautaire ne demande pas à être toléré. Il demande à être reconnu, soutenu et protégé. »


Protéger nos quartiers tout en protégeant les personnes

Déplacer ou fermer des services de proximité ne fait que repousser les problèmes et fragiliser davantage des personnes déjà précarisées. L’AIDQ continue de réclamer un financement adéquat, stable et prévisible pour le milieu communautaire, ainsi qu'un développement structuré des services là où les besoins se font sentir.

Il est possible de répondre aux préoccupations de la population sans sacrifier notre solidarité ni exclure une partie de notre communauté.

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