Le 2 avril dernier, le parvis de l’Assemblée nationale a vibré sous les pas de près de 10 000 personnes venues de partout dans la province. L’AIDQ était fière d’être présente aux côtés de plus de 1 900 organismes pour porter un message clair et sans équivoque : le milieu communautaire est à boutte, mais il est plus uni que jamais.

Une mobilisation née d’un refus de se taire
Ce mouvement, qui a pris racine à Shawinigan et dans Mékinac, est né d’un constat amer : face à des rehaussements de financement dérisoires et des conditions de travail indécentes, le silence n’était plus une option. Ce qui a commencé comme une étincelle locale s’est transformé en un brasier national. Partout au Québec, les équipes de première ligne font face aux mêmes besoins explosifs et au même épuisement.
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Nos revendications : Pour une dignité partagée
En nous joignant à ce rassemblement devant l’Assemblée nationale, nous avons réaffirmé nos exigences essentielles pour la pérennité de notre secteur :
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Des conditions de travail décentes pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs.
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Un financement à la mission global et suffisant.
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Une reconnaissance pleine et entière de l’expertise communautaire.
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La protection de notre autonomie et la fin du financement précaire par projet.

Une société en crise, un modèle à préserver
Comme l’a souligné Sophie Tétrault-Martel, co-porte-parole du mouvement :
« On veut un financement à la mission adéquat pour avoir des conditions de travail décentes pour l'ensemble des travailleurs du communautaire et répondre aux besoins de la population, d’une société qui est en crise en ce moment. »
Sur les pancartes, on pouvait lire l'urgence et la solidarité : « Trop unis pour reculer », « À boutte de se taire, ensemble on est solidaires » ou encore le frappant « Nous sommes essentiels, pas optionnels ».
L’AIDQ continuera de se tenir debout aux côtés des organismes, des personnes détenant des savoirs expérientiels et des intervenant·e·s qui tissent notre solidarité au quotidien. Nous exigeons que le gouvernement ouvre enfin une table de négociation d'urgence : le milieu communautaire n’est pas un luxe, c’est le cœur même du filet social qui tient le Québec à bout de bras.


