Quand les recherches inspirent les pratiques : trajectoires des femmes judiciarisées

Quand les recherches inspirent les pratiques : trajectoires des femmes judiciarisées

Julie-Soleil Meeson, responsable des contenus et de la valorisation de la pratique à l’AIDQ, a co-signé un article scientifique intitulé Points de vue des femmes judiciarisées : trajectoires drogue-crime et rôle des services en dépendance sur leur rétablissement et leur désistement, avec Natacha Brunelle, Nadia L’Espérance, Catherine Arseneault, Rosalie Baril et Marie Drolet-Noël.

Lire l'article : Points de vue des femmes judiciarisées

L’étude s’appuie sur 60 jeunes judiciarisé·es âgé·es de 16 à 35 ans, dont 17 femmes, et met en lumière des aspects souvent invisibilisés des parcours féminins en contexte de judiciarisation et d’usage de substances psychoactives. Les résultats montrent que des expériences genrées : violences conjugales et sexuelles, grossesse, prise en charge d’un animal, influencent profondément les parcours liés à l’usage de substances et à la judiciarisation, ainsi que leur chemin vers le changement.

L’article souligne également que le rétablissement face aux problèmes de consommation et le désistement du crime ne se réduisent pas à l’accès aux services ou à l’abstinence. Pour les femmes étudiées, ce sont avant tout les relations de confiance, d’écoute et de reconnaissance avec les personnes intervenantes en dépendance qui constituent le moteur du changement. Même sans mandat explicite, ces intervenant·es agissent comme favorisant l’estime de soi, l’espoir et la réintégration sociocommunautaire.


Du papier à la parole : Julie-Soleil Meeson et Natacha Brunelle dans le balado Criminologie

Les résultats et constats de cet article ont ensuite nourri l'épisode du balado Criminologie, diffusé le 12 novembre 2025, où Julie-Soleil Meeson et Natacha Brunelle ont partagé leurs analyses et réflexions.

Écoutez le balado Criminologie

Dans l’épisode, elles insistent sur l’importance de l’approche relationnelle dans l’accompagnement des femmes judiciarisées :

« Le changement ne se résume pas à l’arrêt de comportements ou à l’accès à des services spécialisés. Il se construit surtout à travers des relations d’aide significatives, humaines et authentiques. » - Julie-Soleil Meeson

Elle ajoute :

« Notre étude montre à quel point les approches sensibles au genre et aux traumas, ancrées dans une relation humaine et authentique, sont essentielles pour soutenir à la fois le rétablissement lié à l’usage de substances et le désistement du crime chez les femmes judiciarisées. Les liens de confiance, d’écoute et de reconnaissance ne sont pas accessoires : ce sont eux les véritables moteurs du changement. » - Julie-Soleil Meeson

L’article met en lumière des trajectoires et expériences souvent invisibilisées et montre à quel point les relations humaines sont centrales dans le rétablissement et le désistement. Pour en savoir plus, lisez l’article et partagez-le pour faire connaître ces perspectives essentielles. Le balado est disponible en complément pour celles et ceux qui souhaitent approfondir la discussion.

 

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