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L’avenir de la SAQ : quatre organisations unissent leurs voix pour réclamer un moratoire et plus de transparence
Montréal, le 8 mai 2026 – Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 8 mai 2026, le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ–CSN), l’Association des intervenants en dépendance du Québec (AIDQ), l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) et l’organisme Vivre en Ville ont partagé leurs préoccupations face à l’avenir de la Société des alcools du Québec (SAQ).
Des revendications communes
Pour faire face aux enjeux de santé de la SAQ elle-même, de santé publique, de santé économique et de santé communautaire, les quatre groupes présents à la conférence de presse revendiquent :
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Un moratoire sur les changements entrepris par la SAQ ;
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Des consultations publiques sur les changements à la SAQ ;
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L’adoption d’une politique de responsabilité territoriale par la SAQ et ;
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Que le conseil d’administration et la haute direction de la SAQ soient imputables de leurs décisions.
Citations
« L’avenir de la SAQ nous inquiète. Actuellement, nous assistons à la privatisation de la vente des produits de l’alcool qui est redirigée vers des commerces privés. Ces points de vente échappent à l’expertise en succursale et aux contrôles habituels obligatoires qui sont exigés à la SAQ. Des décisions importantes quant à l’avenir de la SAQ sont prises derrière des portes closes sans qu’il y ait eu de débat, pourtant réclamé, sur sa mission. Nous l’avons dit plus d’une fois : nous ne pouvons pas gérer la vente d’alcool comme celle de tous les autres produits à cause des trop nombreux impacts sociaux et de santé publique qui sont en jeu », précise le président du SEMB-SAQ–CSN, Martin Lachance.
« En tant que société d’État, la SAQ devrait assurer une responsabilité sociale. Chaque initiative qui augmente l’accessibilité et la vente d’alcool, que ce soit la livraison ultra-rapide, l’augmentation des points de vente ou les textos ciblés, devrait obligatoirement passer par une évaluation d’impact sur la santé. On ne peut pas, d’un côté, chercher à maximiser les ventes d’alcool et, de l’autre, prétendre ne pas inciter à la consommation. Une part significative des revenus de la SAQ doit être réinvesti pour prévenir et réduire les impacts, sinon c’est la société qui en paie le prix », estime la chargée de projet à l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ), Laurence Ruel.
« Le Québec s’est doté d’un encadrement pour le cannabis au nom de la santé publique, comment peut-il simultanément faciliter et promouvoir la consommation d’alcool ? Il y a là une incohérence fondamentale, sachant que l’alcool engendre globalement plus de conséquences négatives que le cannabis. Le mandat de la société d’État devrait clairement inclure un rôle que le privé ne pourra jamais assurer, celui de préserver la santé de la population », ajoute la directrice générale de l’Association des intervenants en dépendance du Québec (AIDQ), Sandhia Vadlamudy.
« Il est grand temps que la SAQ se dote d’une politique de responsabilité territoriale. C’est ce qu’ont demandé au printemps dernier plusieurs mairesses et maires, les gens d’affaires concernés, une grande diversité d’organisations de la société civile et des milliers de signataires d’une pétition. Les trois formations d’opposition représentées à l’Assemblée nationale ont appuyé notre mouvement et nous continuons de tendre la main au gouvernement actuel. Dans tous les cas, nous souhaitons que la prochaine législature formée à l’automne aille de l’avant avec une politique de responsabilité territoriale pour la SAQ, au bénéfice des collectivités dans toutes les régions du Québec », conclut le directeur des affaires publiques et gouvernementales, Vivre en Ville, Samuel Pagé-Plouffe.
À propos
Le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ–CSN) représente les 5000 employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ, partout au Québec.
L’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) regroupe citoyens et partenaires qui soutiennent le développement social et économique par la promotion d’une conception durable de la santé et du bien-être en priorisant la prévention.
L’Association des intervenants en dépendance du Québec (AIDQ) favorise une approche holistique qui comprend à la fois la prévention, la réduction des méfaits, le traitement et la réinsertion sociale dans une équation inclusive des personnes touchées par une dépendance et celles à risque de l’être.
Vivre en Ville ouvre la voie aux nécessaires transformations du territoire et de nos milieux de vie. Notre approche mise sur la sobriété, la proximité et le renforcement des solidarités pour soutenir l’épanouissement de tous et toutes, assurer la vitalité des collectivités, préserver la santé des écosystèmes et traverser les crises.
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Pour renseignements :
- Martin Petit
- martin.petit@csn.qc.ca | 514 894-1326
- Élise Étienne
- Association des intervenants en dépendance du Québec
- 514 287-9625 – poste 107 | agcommunication@aidq.org
- Véra Ferret
- Association pour la santé publique du Québec
- 450 626-8879 | vferret@aspq.org
- Heidi Comtois
- Vivre en Ville
- 450 513-1349 | heidi.comtois@vivreenville.org

